Le port du Havre a accueilli la semaine dernière l’un des plus grands porte conteneurs réfrigérés.
A quai le 27 mars dernier au port du Havre, le « Cap San Lorenzo » n’est pas passé inaperçu des Normands, avec sa longue coque rouge vif barrée en lettres blanches immenses du nom de son armateur, l’allemand Hamburg Süd. Il n’a surtout pas laissé indifférent les dirigeants d’Haropa, qui réunit les ports du Havre, Rouen et Paris. Et pour cause, ils pouvaient s’enorgueillir de recevoir l’un des plus grands porte-conteneurs réfrigérés du monde, quatrième d’une série de six de la classe « Cap San ».
D’une longueur de 333,20 mètres et proportionnellement très large (48,20 mètres), le « Cap San Lorenzo » dispose d’une capacité dite « reefer » (conteneur réfrigéré) de 2.100 prises à bord et de 9.600 EVP (l’unité de mesure de la capacité des porte-conteneurs). Affecté depuis la fin du mois de février à la ligne Europe-Amérique du Sud, le navire a quitté Le Havre le 28 mars pour relier en douze jours le port brésilien d’Itaguai (au sud de Rio de Janeiro) avant de relier les ports de Santos, Paranagua, Buenos Aires, Montevideo, Rio Grande do Sul et Itapoa sur la côte Est.
« La volonté affichée des spécialistes du froid de choisir Haropa renforce l’ambition des trois ports de l’axe Seine de développer le trafic « reefer », en augmentation de 19 % entre 2012 et 2013 », s’est félicité le groupe dans un communiqué. Cinquième ensemble portuaire nord-européen, Haropa se prévaut d’être le port le plus proche du premier marché mondial du frais, le MIN de Rungis.
Test sur le homard
La dynamique du transport maritime de produits réfrigérés se traduit aussi dans de la croissance de la flotte de conteneurs « reefer » (conteneurs réfrigérés) basse consommation de CMA CGM. Celle-ci devrait atteindre 50 % de la flotte totale « reefer » d’ici à la fin de l’année, soit environ 48.000 conteneurs, a indiqué hier l’armateur marseillais en marge de la publication de ses résultats annuels (lire ci-dessus). Ces conteneurs permettent de transporter sous atmosphère contrôlée des catégories de produits qui ne pouvaient l’être auparavant, comme la banane et même… le homard. CMA CGM mène un test en cours sur ce crustacé.